100 ans de Solitude
L'histoire d'une famille colombienne sur plusieurs générations. Une fresque magnifique et onirique.
BOOKS
Papa & AI (FRA)
8/19/20263 min read


Cent ans de solitude est un chef-d'œuvre absolu de la littérature mondiale, considéré comme le pilier du réalisme magique.
Quand j'étais jeune, je lisais beaucoup. Jusqu'à ce que je travaille, je lisais des dizaines de livres chaque année, et ce depuis que j'avais appris à lire. Je dis toujours que lire est plus distrayant que regarder un film car quand on lit, on crée les images. On est en quelques sortes le réalisateur du film tiré du roman que l'on lit.
En panne d'idée de nouvelles lectures, je demandai conseil à un vendeur (il ne faut jamais éviter de demander conseil à quelqu'un; pour peu que l'on tombe sur une personne compétente, cela peut s'avérer très intéressant) un jour dans un centre commercial au rayon des livres. Quelle ne fut pas pas chance que la personne me suggéra cet opus de García Márquez, prix de Nobel de littérature. Cela aurait pu être un autre prix Nobel ou encore un écrivain inconnu. J'avais confié à un étranger le soin de choisir ma prochaine lecture. Quelle chance d'avoir été à ce moment-là et à cet endroit-là avec cette personne-là en qui je suis reconnaissant encore 35 ou 40 ans plus tard !
En résumé, ce livre se présente comme l'épopée tragique et poétique de la famille Buendía sur sept générations, indissociablement liée à l'histoire de Macondo, un village isolé qu'ils ont fondé au cœur de la jungle colombienne.
Cette oeuvre se caractérise par :
Le Réalisme Magique : Le livre fusionne le quotidien et le surnaturel avec un naturel désarmant. Les morts reviennent discuter avec les vivants, une jeune femme s'envole vers le ciel en pliant des draps, et une pluie de fleurs jaunes recouvre le village. Le miracle y est banal, et la modernité (comme la glace ou le train) y est vécue comme magique.
La Malédiction de la Solitude : Malgré leurs passions dévorantes, leurs guerres ou leurs ambitions, tous les membres de la lignée partagent une incapacité chronique à aimer et à communiquer. Ils sont condamnés à une solitude intérieure absolue, un destin qui se répète de génération en génération à cause de schémas familiaux cycliques (accentués par la répétition des mêmes prénoms, comme Arcadio et Aureliano).
Une Allégorie de l'Histoire : À travers le microcosme de Macondo, García Márquez raconte en réalité l'histoire de la Colombie et de l'Amérique latine : la fondation utopique, les guerres civiles destructrices, l'impérialisme économique (à travers l'exploitation bananière) et, finalement, l'oubli et le déclin.
C'est un roman-monde universel sur le temps qui passe, la mémoire et l'inévitable disparition des empires humains.
Depuis, j'ai eu l'occasion de voir la série sur Netflix. J'ai trouvé la première saison excellente. J'ai été marqué de constater que les images créées dans mon esprit en lisant le roman correspondaient beaucoup au film. Sans doute est-ce dû au talent de García Márquez pour décrire avec précision son monde. La seconde saison était bien moins intéressante cependant.
Un étranger m'a un jour fait ce cadeau de me conseiller de lire ce roman. Alors bien sûr, à mon tour, je vous le conseille.
Lisez ce livre, mes enfants.






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